L’Université Ibnou Zohr accueille à Agadir l’ouverture officielle de la 6ᵉ Semaine mondiale de la Francophonie scientifique
Agadir, le 13 octobre 2026
L’Université Ibnou Zohr accueille, du 12 au 15 octobre 2026, la sixième édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique (SMFS), organisée en partenariat avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste. Cette édition se tient autour du thème : « Quel est le rôle de la diplomatie scientifique francophone face aux enjeux géopolitiques mondiaux ? »
La cérémonie officielle d’ouverture, organisée le mardi 13 octobre à Agadir, a réuni plusieurs personnalités institutionnelles, universitaires et scientifiques, notamment Monsieur André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi, Monsieur Saïd Amzazi, wali de la région de Souss-Massa, Monsieur Karim Achengli, président du Conseil régional de Souss-Massa, Monsieur Noureddine El Haloui, secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Monsieur Nabil Hmina, président de l’Université Ibnou Zohr, Monsieur Slim Khalbous, recteur de l’AUF, et Monsieur Alioune Badara Kandji, président de l’AUF. Des représentants de gouvernements, d’universités et d’organismes scientifiques ont également pris part à cette rencontre internationale, qui rassemble des participants de plus de 60 nationalités.
Dans son intervention, Monsieur Alioune Badara Kandji a mis en avant la place de la Francophonie scientifique dans le renforcement des liens entre les établissements d’enseignement supérieur et les acteurs de la recherche, autour du partage des connaissances et de la coopération internationale.
De son côté, Monsieur Nabil Hmina, président de l’Université Ibnou Zohr, a souligné la portée symbolique de l’accueil de cette édition à Agadir, ville marquée par une histoire de reconstruction et tournée vers l’Afrique et le monde. Il a rappelé que la coopération scientifique permet de préserver le dialogue entre les peuples. Il a également mis en avant le rôle de l’Université Ibnou Zohr dans le rapprochement des savoirs, des langues et des cultures.
Pour sa part, Monsieur Noureddine El Haloui, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation du Maroc, a insisté sur la nécessité de maintenir la circulation des idées et des connaissances au-delà des frontières. Il a également rappelé l’importance de concrétiser les engagements en faveur de la mobilité des étudiants, de la coopération entre chercheurs et du développement des réseaux scientifiques.
Intervenant à cette occasion, Monsieur Saïd Amzazi a souligné la capacité de la diplomatie scientifique à dépasser les frontières et à préserver des espaces de dialogue. Il a rappelé que la science constitue un instrument de coopération, de confiance et de paix, tandis que la Francophonie représente un espace de solidarité et de partage d’expériences.
Quant à Monsieur André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi, il a exprimé l’espoir que cette édition marque une étape importante pour la communauté universitaire francophone. Évoquant les transformations technologiques, notamment celles liées à l’intelligence artificielle, il a appelé à une mobilisation de la communauté scientifique pour accompagner ces évolutions et réfléchir aux enjeux de leur encadrement.
Pour sa part, Madame Diaka Sidibé, conseillère à la Présidence de la République de Guinée et ministre chargée de la Réforme de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a souligné le rôle de la diplomatie scientifique dans le renforcement des capacités de recherche et d’innovation en Afrique. Elle a notamment insisté sur l’importance de faciliter la mobilité universitaire, de favoriser l’accès à une formation de qualité et de permettre aux universités africaines de contribuer pleinement à la production mondiale des connaissances.
S’agissant de Monsieur Ahmed Nabil, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de Djibouti, son intervention a porté sur les défis auxquels les sociétés sont confrontées, notamment les tensions géopolitiques, les changements climatiques, l’insécurité alimentaire et la dégradation des écosystèmes. Il a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la recherche, la formation doctorale et l’innovation afin de mieux répondre à ces enjeux, en particulier dans le domaine de l’adaptation climatique.
Dans son intervention à distance, Monsieur Jakob von Weizsäcker, ministre des Finances et des Sciences du Land de Sarre, en Allemagne, a présenté la coopération scientifique transfrontalière comme un levier essentiel face aux défis climatiques, technologiques et sanitaires. Il a également mis en avant les liens entre la Sarre et l’espace francophone, ainsi que l’importance de la mobilité des étudiants et des chercheurs et du développement de projets universitaires communs.
De son côté, Monsieur Slim Khalbous, recteur de l’AUF, a rappelé la volonté de promouvoir une science ouverte sur la société, associant chercheurs, responsables publics, jeunes et acteurs de la société civile. Il a évoqué le rôle des réseaux scientifiques soutenus par l’AUF et l’importance de préparer les jeunes à faire face à la désinformation et aux transformations contemporaines. Il a également souligné la place de la coopération scientifique francophone dans les échanges qui marqueront cette semaine.
Cette sixième édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique confirme la place du dialogue et de la coopération dans la réponse collective aux défis mondiaux. Les travaux se poursuivront à Agadir jusqu’au 15 octobre, avec des rencontres scientifiques, des activités dédiées à la jeunesse francophone et une conférence ministérielle, offrant de nouvelles occasions d’échange et de réflexion sur l’avenir de la coopération scientifique francophone.

